« Ô temps, suspends ton vol », écrivait le poète.
Au début du XIXème siècle, est inventée la montre à gousset à aiguille des secondes pouvant être arrêtée. Le problème était que le mouvement s’arrêtait également.
En 1821, l’horloger parisien Rieussec dépose un brevet pour une « écriture du temps » (chronos/graphos) qui notait les intervalles de temps sous forme de tirets et de points apposés à l’encre sur un cadran rotatif.
En 1831, la première montre de gousset permettant d’arrêter et de faire repartir l’aiguille des secondes sans arrêter le mouvement apparaît. Mais il faut d’abord amener l’aiguille à sa position de départ.
En 1844, Adolphe Nicole invente un petit disque en forme de cœur qui permet de remettre immédiatement à zéro l’aiguille des secondes et celle de comptage pour les minutes et les heures depuis n’importe quelle position.
En 1862, le premier chronographe apparaît. Il s’agit d’une montre avec un dispositif supplémentaire permettant de faire démarrer, d’arrêter et de remettre à zéro l’aiguille du chronographe placée en général au centre du cadran. L’échappement composé d’une quarantaine de pièces n’est couplé au mouvement de la montre qu’en cas de besoin et n’affecte donc pas l’indication des heures.
Mais il faut attendre 1910 pour voir le premier chronographe de poignet.
En 1933, Breitling invente les chronographes à deux poussoirs.
En 1969, on trouve les premiers chronographes automatiques avec Breitling, Hamilton-Buren et Heuer simultanément.
À noter que Zénith « El Primero » présentant un calibre de chronographe classique à montage intégré avec rouage de communication et rotor central est de nouveau fabriqué depuis 1986.