10 - Là où le temps s'arrête : la Casa Malaparte
Le temps des vacances est de nouveau là… et c’est donc le moment, je l’écrivais ici-même il y a un an (déjà…), de libérer enfin poignets et esprits - peu d’entre nous iront d’ailleurs nager si loin qu’il leur faudrait porter une Rolex Sea Dweller ou une Panerai Submersible… ! - de préoccupations somme toute bien matérialistes pour s’abandonner à l’essentiel : soi !
11 - Marque ou marqueur ?
l y a quelque chose qui ne laisse pas de me « gêner» dans le devenir de l’horlogerie de luxe et cela, je crois, pourrait être défini en un seul mot : TROP. Trop d’enjeux économiques, trop de marché, trop de côtes, trop de postures et… d’impostures. Il me semble en effet qu’hier encore (ou bien était-ce déjà avant-hier ?) l’être comptait plus que le paraître, que l’on acquérait et portait telle ou telle montre, choisissait telle ou telle marque, non pas comme un « élément de langage », comme un « marqueur », mais comme la continuation de l’idée que l’on se faisait de soi…
12 - Marcel DUCHAMP, l'art de la rupture et Richard MILLE
Il se pourrait bien que l’art soit - entre autres choses - novation. Et il se pourrait aussi que l’art de la rupture doive être considéré comme nécessaire (mais non suffisant) à l’art tout court. Il se pourrait bien également que cette règle vaille pour d’autres domaines que celui de la peinture. Pour l’horlogerie par exemple.
13 - En ce temps-çi
Je partirai, au risque de me rendre ridicule (ce qui n’est pas forcément pour me déplaire) d’un postulat clair et définitif: le poète Arthur RIMBAUD n’est pas mort, comme on veut bien nous le faire croire, par la faute d’une méchante tumeur au genou (au genou…!) mais par celle de ses contemporains que son projet - « tout voir, tout sentir, tout épuiser, tout explorer, tout dire…» - acheva de convaincre de leur irrémédiable médiocrité. Alors ce fut lui ou eux… !
14 - Le début du commencement
Il y a un temps pour tout. C’est pas moi qui le dis c’est l’Ecclésiaste (3.1-15). Carrément. Et, pour ce qui nous occupe plus particulièrement je dis, moi, qu’il y a un temps pour le commerce et un temps pour la pensée. Un temps aussi pour se demander si une Royal Oak « Offshore Grand Prix » est plus adaptée à un déjeuner d’août au Club 55 qu’une Royal Oak « Chrono City of Sails » et un temps pour ask oneself « d’où l’on vient, où l’on va » et, plus prosaïquement, si l’on a vraiment besoin d’un énième garde-temps pour satisfaire à l’on ne sait d’ailleurs même plus quelle quête… Le temps de la réflexion quoi…
15 - Le temps des uns et celui des autres
Il fut un temps, déjà lointain, où mes pas me menaient presque naturellement sur un continent qu’on dit encore prosaïquement «en voie de développement » ou, de façon plus politiquement correcte, « émergent ». Car il fut une époque où j’allais souvent ailleurs pour voir si j’y étais, toujours revenant sans m’être trouvé… je ne jouais pas encore la montre et prenais mon temps…
16 - Le problème ROLEX
Mes plus fidèles lecteurs (en ai-je seulement???!!!) constateront que c’est déjà la deuxième fois que je place un « aphorisme » du grand publicitaire en exergue d’une chronique… et les plus malins n’auront pas manqué de repérer que celui-ci n’est pas sans lien avec un ancien Président de la République qui a justement fait les frais de mon précédent article…
17 - Eloge de l'Apostat Horloger
Change-t-on de montre comme de chemise… ou bien le choix du garde-temps qui va accompagner notre poignet une journée, un soir, un an ou une vie obéit-il à des exigences plus complexes ? Oui, quelle place faisons-nous dans notre existence à cet objet qui est évidemment bien plus qu’un boîtier monté sur un bracelet ?
18 - Deux hommes et leurs montres
A en croire (et voir) nombre de mes contemporains la réponse se trouve d’abord (et parfois uniquement…) à leur poignet (pour d’autres ce sera à leurs pieds, pour d’autres encore dans les cylindres d’un moteur et pour d’autres enfin dans l’accumulation de tout ce qui précède voire plus encore…): comme si dorénavant l’objet devançait nécessairement la personnalité.